Le maintien de la glycémie (taux de glucose sanguin) à une valeur constante malgré les variations des apports et des dépenses est assuré par un système de régulation hormonale faisant intervenir le pancréas.
La notion de glycémie et son maintien
La glycémie normale à jeun est d’environ 1 g/L (0,8 à 1,1 g/L). Elle varie physiologiquement après les repas ou lors d’un effort, mais est ramenée à sa valeur normale par un système de régulation.
Le pancréas endocrine : îlots de Langerhans
Le pancréas contient des îlots de Langerhans comportant deux types de cellules endocrines : les cellules β, qui sécrètent l’insuline, et les cellules α, qui sécrètent le glucagon.
Mécanisme hypoglycémiant : l’insuline
En cas d’hyperglycémie (après un repas), l’insuline est sécrétée ; elle favorise l’entrée du glucose dans les cellules et sa mise en réserve sous forme de glycogène (foie, muscles), ce qui abaisse la glycémie.
Mécanisme hyperglycémiant : le glucagon, et le diabète
En cas d’hypoglycémie (jeûne), le glucagon stimule la dégradation du glycogène hépatique en glucose (glycogénolyse), ce qui augmente la glycémie. Le diabète sucré de type 1 résulte d’une destruction des cellules β, qui ne peuvent plus produire d’insuline en quantité suffisante.
Exercices
Exercice 1 — Quelle est la valeur normale de la glycémie chez un individu à jeun ?
Exercice 2 — Quelles sont les deux principales cellules endocrines du pancréas impliquées dans la régulation de la glycémie, et que sécrètent-elles ?
Exercice 3 — Après un repas riche en glucides, la glycémie augmente. Quelle hormone est sécrétée en réponse, et quel est son effet ?
Exercice 4 — En période de jeûne prolongé, la glycémie tend à baisser. Quelle hormone intervient alors, et par quel mécanisme augmente-t-elle la glycémie ?
Exercice 5 — Expliquer pourquoi l’insuline et le glucagon sont dits hormones antagonistes.
Exercice 6 — Qu’est-ce que le diabète sucré de type 1, en lien avec les cellules β du pancréas ?
Exercice 7 — Pourquoi la régulation de la glycémie est-elle qualifiée de régulation par rétrocontrôle ?
Corrigés
Corrigé 1 — Environ 1 g/L (0,8 à 1,1 g/L).
Corrigé 2 — Les cellules β sécrètent l’insuline, et les cellules α sécrètent le glucagon.
Corrigé 3 — L’insuline est sécrétée ; elle favorise l’entrée du glucose dans les cellules et sa mise en réserve sous forme de glycogène, ce qui abaisse la glycémie.
Corrigé 4 — Le glucagon intervient ; il stimule la glycogénolyse hépatique, libérant du glucose dans le sang, ce qui augmente la glycémie.
Corrigé 5 — Elles ont des effets opposés sur la glycémie et sont sécrétées de façon inverse selon ses variations, assurant ensemble son maintien autour d’une valeur constante.
Corrigé 6 — Il résulte d’une destruction des cellules β, qui ne peuvent plus produire d’insuline en quantité suffisante, entraînant une hyperglycémie chronique.
Corrigé 7 — Parce que la variation de la glycémie elle-même déclenche la sécrétion de l’hormone corrective, laquelle ramène la glycémie vers sa valeur normale, supprimant le signal qui avait déclenché la sécrétion.



