I. La diversité des êtres vivants
Sur Terre, il existe une très grande variété d’êtres vivants. Pour mieux les étudier, les scientifiques les classent en grands groupes selon leurs caractéristiques communes :
– Les animaux (mammifères, oiseaux, poissons, insectes…)
– Les végétaux (arbres, herbe, fougères, algues…)
– Les champignons (champignons de couche, moisissures…)
– Les micro-organismes (bactéries, certains champignons microscopiques), invisibles à l’œil nu et observables seulement au microscope.
II. Les caractéristiques communes des êtres vivants
Malgré leur grande diversité, tous les êtres vivants partagent des caractéristiques communes qui les distinguent des objets non-vivants :
– Ils naissent et se développent (ils grandissent).
– Ils se nourrissent pour obtenir de l’énergie.
– Ils respirent (ils échangent des gaz avec leur milieu).
– Ils se reproduisent, ce qui assure la continuité de leur espèce.
– Ils meurent après un certain temps de vie.
Ces caractéristiques permettent de distinguer un être vivant (ex. une plante) d’un objet non-vivant (ex. une pierre), qui ne naît pas, ne se nourrit pas et ne se reproduit pas.
III. Les êtres vivants selon leur milieu de vie
Chaque être vivant est adapté au milieu dans lequel il vit. On distingue généralement trois grands types de milieux :
– Le milieu terrestre : sur le sol (ex. le renard, dont les pattes permettent de courir et la fourrure protège du froid).
– Le milieu aquatique : dans l’eau (ex. le poisson, dont les nageoires permettent de nager et les branchies de respirer sous l’eau).
– Le milieu aérien : dans les airs (ex. l’oiseau, dont les ailes et le corps léger permettent de voler).
Un être vivant adapté à un milieu ne peut généralement pas survivre longtemps dans un autre milieu très différent : un poisson ne peut pas respirer hors de l’eau, tout comme un oiseau terrestre ne peut pas vivre en permanence sous l’eau.
IV. Notion de peuplement végétal et animal
Le peuplement d’un milieu désigne l’ensemble des êtres vivants (animaux et végétaux) qui y sont présents à un moment donné. Le peuplement d’un milieu n’est pas fixe : il change selon les saisons, le climat, ou les activités humaines.
Par exemple, le peuplement végétal d’une forêt marocaine de chênes-lièges est différent de celui d’une palmeraie du sud du Maroc, car les conditions du milieu (climat, sol, eau disponible) ne sont pas les mêmes. De la même façon, le peuplement animal d’un milieu change souvent avec les saisons : certains oiseaux migrateurs ne sont présents qu’à certaines périodes de l’année.
V. Méthode : réaliser un inventaire des êtres vivants
Pour étudier le peuplement d’un milieu, on réalise un inventaire des êtres vivants qui s’y trouvent, en suivant une démarche précise :
1. Choisir et délimiter la zone d’étude (ex. un carré de 2m x 2m dans un jardin).
2. Observer sans déranger le milieu (regarder au sol, sur les plantes, dans l’air).
3. Noter chaque être vivant observé dans un tableau (nom, nombre, lieu observé).
4. Classer les observations (animaux, végétaux, champignons, micro-organismes).
Exercices
Exercice 1. Cite les quatre grands groupes d’êtres vivants vus en cours, et donne un exemple pour chacun (différent de ceux du cours).
Exercice 2. Une pierre roule et change de forme avec le temps, mais ce n’est pas un être vivant. Explique pourquoi, en citant au moins deux caractéristiques des êtres vivants qui lui manquent.
Exercice 3. Associe chaque être vivant à son milieu de vie (terrestre, aquatique ou aérien) : une tortue de mer, un aigle, une fourmi, une méduse.
Exercice 4. Explique pourquoi le peuplement animal d’un parc peut être différent en été et en hiver.
Exercice 5. En appliquant la méthode vue en cours, propose les 4 étapes d’un inventaire des êtres vivants que tu pourrais réaliser dans la cour de ton école.
Corrigés
Corrigé 1. Les quatre groupes sont : les animaux (ex. une vache), les végétaux (ex. un cactus), les champignons (ex. un champignon de couche) et les micro-organismes (ex. une bactérie, visible au microscope).
Corrigé 2. Une pierre n’est pas un être vivant car elle ne se nourrit pas et ne se reproduit pas (elle ne naît pas non plus et ne respire pas). Le fait qu’elle change de forme est dú à l’érosion, un phénomène physique, et non à une croissance biologique.
Corrigé 3. Tortue de mer : milieu aquatique (et terrestre pour la ponte, mais principalement aquatique). Aigle : milieu aérien. Fourmi : milieu terrestre. Méduse : milieu aquatique.
Corrigé 4. Le peuplement change car certains animaux (comme les oiseaux migrateurs) ne sont présents qu’à certaines saisons, et les conditions du milieu (température, disponibilité de nourriture) varient selon les saisons, ce qui influence la présence des espèces.
Corrigé 5. Exemple de réponse : 1) Délimiter une zone de la cour (ex. un coin avec de l’herbe ou des plantes). 2) Observer calmement sans déranger les êtres vivants présents. 3) Noter dans un tableau chaque être vivant observé (ex. fourmis, herbe, mousse). 4) Classer les observations en animaux, végétaux, champignons et micro-organismes (s’ils sont visibles).
