L’imparfait et le passé simple sont les deux grands temps du récit au passé : ils racontent une histoire, mais chacun avec un rôle précis.
I. Le rôle des temps du récit
Dans un récit au passé, on utilise généralement deux temps ensemble : l’imparfait pour le décor et les habitudes, le passé simple pour les actions ponctuelles qui font avancer l’histoire.
II. Formation et emploi de l’imparfait
Formation : radical du verbe au présent avec « nous » + terminaisons -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. Exemple : nous finissons → je finissais.
Emploi : pour décrire (le décor, les personnages, le temps qu’il faisait) ou exprimer une action habituelle/en train de se dérouler. Exemple : Il pleuvait ce jour-là.
III. Formation et emploi du passé simple
Formation (verbes en -er) : radical + -ai, -as, -a, -âmes, -âtes, -èrent. Exemple : il chanta.
Beaucoup de verbes irréguliers ont des formes particulières au passé simple (il fut, il eut, il vint, il fit…), à apprendre au cas par cas.
Emploi : pour une action brève et précise qui fait avancer l’histoire. Exemple : Soudain, la porte s’ouvrit.
IV. Imparfait ou passé simple : comment choisir ?
On se demande si l’action dure ou se répète (→ imparfait), ou si c’est une action ponctuelle qui fait avancer le récit (→ passé simple). Exemple : Il faisait beau (imparfait, décor) quand soudain l’orage éclata (passé simple, événement).
V. Synthèse
📌 À retenir : l’imparfait décrit et exprime la durée/l’habitude ; le passé simple raconte une action ponctuelle qui fait avancer l’histoire ; les deux temps se complètent dans un même récit.
Exercice d’application
1. Conjugue « jouer » à l’imparfait avec « nous ».
2. Conjugue « finir » au passé simple avec « il ».
3. Dans « Le ciel était gris quand l’orage éclata. », quel verbe est à l’imparfait ?
4. Dans la même phrase, quel verbe est au passé simple ?
5. Pourquoi utilise-t-on l’imparfait pour décrire le ciel ?
6. Réécris : « Chaque matin, elle (se lever) tôt. » (habitude → quel temps ?)
Corrigés
1. « Nous jouions. »
2. « Il finit. »
3. « était ».
4. « éclata ».
5. Parce que c’est une description du décor, pas une action ponctuelle.
6. « Chaque matin, elle se levait tôt. » (imparfait, car c’est une habitude).



